13.12.2008
TER – progresser jusqu’où ?
Le Conseil Régional de Bourgogne travaille depuis 2004 à l’amélioration de l’offre de transport par le TER.
C’est devenu le premier poste de dépense de la Région. La desserte a été d’abord améliorée sur le sud avec le cadencement sur Dijon – Mâcon – Lyon en 2007. Le cadencement consiste à offrir des trains à intervalle régulier toutes les heures – ou toutes les 2 heures, si possible toujours à la même minute et avec les mêmes arrêts.
C’est au tour de la desserte Yonne –Paris d’être cadencée. Pour Dijon – Yonne – Paris, il faudra attendre fin 2009, car des travaux importants sont programmés entre Montbard et Dijon sur le début 2009. Ils vont perturber nettement le service durant l’année à venir.
L’offre a été nettement accrue sur tous les axes dépendant de la Région Bourgogne, le matériel est neuf ou a été (presque) dans l’ensemble rénové.
Nous demandons à l’Etat et RFF de moderniser la totalité de l’axe Dijon – Nevers et de l’électrifier.
En juillet 2009 sera mise en place une nouvelle grille tarifaire régionale ; elle devrait rendre plus attractif l’usage du train. Le risque, c’est que l’attractivité soit telle que les trains soient saturés, ce qui est déjà le cas sur certains axes à certaines heures.
C’est pourquoi le Conseil Régional va devoir – obligatoirement – décider d’acquérir de nouvelles rames, à étage, pour améliorer la capacité des trains. Cela permettra de faire face à l’accroissement du nombre de voyageur pour 2015 – 2020.
Et après, que faisons nous ?
Les nœuds ferroviaires sont saturés. En l’état, nous ne pourrons pas amener des rames supplémentaires sur Paris, Dijon, Lyon. Nous ne pouvons envisager des voitures à 3 étages et la longueur des quais est limitée.
Est-il possible d’envisager de poursuivre l’allongement des distances entre domicile et travail et de répondre aux problèmes engendrés ?
Certes, notre petit cœur d’écologiste amoureux des espaces naturels et bucoliques nous dicte que non et qu’il faut arrêter cette expansion.
Mais nous ne pouvons ignorer la situation de certains de nos concitoyens qui ne trouvent pas d’emploi à proximité de leur domicile – et avec la remontée du chômage cela va empirer.
Mais nous ne pouvons ignorer que pour se loger décemment en ville, cela nécessite des revenus trop élevés pour le plus grand nombre.
Il nous faut donc bâtir une réponse réaliste et rapide, intégrant la politique de la ville, l’aménagement du territoire et le développement économique ; amener une réponse globale et durable pour que chacun trouve sa place et s’épanouisse dans un cadre satisfaisant.
23:16 Publié dans Transport et Territoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ter, région bourgogne, train


