15.01.2008

MAFIA

 

Comment qualifier autrement ce quarteron qui nous gouverne et nous informe ?

 

Si des industriels, propriétaires de groupes de presse ou de télévision s’investissent pour vanter les mérites de leur ami intime candidat à la présidence de la République et réussissent à le faire élire. Si cette amitié les pousse à offrir à leur obligé des vacances de « milliardaire ».

 

Si en retour, le Président leur fait des cadeaux ostensibles:

limiter les poursuites pour les délits financiers des entreprises ;

dérouler le tapis rouge à un dictateur pour l’amadouer pour lui vendre des armements construits par des « amis » par ailleurs patrons de presse ;

supprimer la publicité sur les chaines de télévision publiques ce qui permettra aux amis propriétaires de télévisions privées de s’enrichir un peu plus en diffusant encore plus de publicité encore plus chère et à terme de leur vendre les dites chaines publiques qui perdront tant d’argent qu’il faudra se résoudre à les privatiser…

 

Si le Président fait des cadeaux plus discrets, à destination de tout le patronat avec la disparition des 35 heures et un contrat de travail permettant de licencier plus aisément, ou à destination des plus riches pour baisser leurs impôts (le paquet fiscal – paquet cadeau).

 

N’est-ce pas là ce que l’on pourrait qualifier de système mafieux ?

 

La mafia assoit son pouvoir grâce à la loi du silence, de la peur qu’elle fait régner et de l’argent qu’elle distribue aux sans-grades.

 

Présentement, elle ne distribue rien, trop attaché à s’enrichir. Alors, il ne faut pas hésiter à parler et surtout à voter. Même un mauvais candidat vaut mieux que ce système.

Bernard Pesquet