24.09.2007

Rouerie et mensonges.

 

            En sautant d’un sujet à l’autre presque quotidiennement, le Président de la République occupe l’espace et ne laisse jamais le temps à l’analyse et au débat sur ses annonces et affirmations de la veille. La tactique est habile, mais, même si l’opposition se préoccupe plus de ses guerres tribales que de la politique nationale, les citoyens finiront par se lasser des coups de bâtons. Il ne faut pas croire les scores annoncés par un institut de sondage qui procède à la-va-vite sur internet.

 

            M. Sarkozy avait promis la création d’une nouvelle branche de protection sociale pour financer la dépendance. Aujourd’hui il dit que cette protection sociale doit passer par de l’assurance privée et volontaire. Cela signifie que les plus démunis ne seront pas assurés. Cela peut signifier aussi que les départements ne seront plus tenus de financer la Prestation Autonomie.

 

            Le Président a annoncé que la recherche sur le cancer et sur Alzheimer devait être des priorités, ainsi que la prise en charge des malades atteint de ces maladies. Pour financer cela, il n’y a d’autre solution à ses yeux que l’établissement d’une franchise sur les soins. Cela signifie que la recherche médicale sera financée par un nouvel impôt perçu par la Sécurité Sociale. Mais pour la prise en charge des malades, qu’en est-il ? Le malade soufrant de la maladie d’Alzheimer devient dépendant. La prise en charge promise est alors liée à la souscription préalable d’une assurance privée.

 

 

            L’argument avancé est qu’il faut trouver de l’argent et que l’Etat n’en a plus. Pourtant le Président a fait adopter à sa majorité un « paquet fiscal » avec de somptueux cadeaux aux plus riches. Il faudrait peut-être que les familles de malades se cotisent pour offrir au Président un séjour de vacances de grand luxe.

 

Bernard Pesquet

08.08.2007

N'oubliez pas.

 

            Nous vivons une période formidable. Avec le nouveau Président de la République , nous n'avons plus besoin de premier ministre, ni de ministres ordinaires, il s'occupe de tout lui même. Quand il est trop occupé, il envoie son épouse.

 

Après avoir réglé les conflits entre les chefs de chapelle du PS en donnant des hochets à ceux qui pouvaient faire de l'ombre à Mme Royal, le voilà qui remplace les partenaires sociaux à lui seul.

 

L'annonce faite de l'instauration d'une franchise sur le remboursement des soins pour financer des lieux d'accueil pour les malades atteints de la maladie d'Alzheimer  et la recherche sur le cancer est une imposture.

 

1)      Si une franchise doit être instaurée sur les remboursements, c'est aux partenaires sociaux élus au Conseil d'Administration de la Sécurité Sociale de le faire. Ce n'est en aucun cas une décision qui relève des attributions du Président de la République. Pas plus que les augmentations tarifaires généreusement accordées en période préélectorale.

 

2)      Si l'on doit financer la recherche médicale, ce n'est pas à la Sécurité Sociale de le faire, c'est à l'Etat. Ou alors cette franchise est un nouvel impôt basé sur la maladie - c'est une assiette particulière, mais pourquoi pas!

 

3)      Les lieux d'accueil médicalisé doivent être financés par l'Etat par les Agences Régionales d'Hospitalisation ou les collectivités. Seul le fonctionnement des établissements, si ce sont des établissements de soins, relèvent de la Sécurité Sociale.

 

4)      Si la maladie d'Alzheimer est un drame pour les proches des malades, n'est-il pas aussi dramatique de voir d'autres maladies ignorées des pouvoirs publics. Que faisons nous pour la prise en charge de la Sclérose en Plaque, de la Maladie de Charcot qui frappe de plus en plus de personnes et de plus en plus jeunes. Est-il admissible que le chef de l'Etat privilégie ainsi une catégorie de malade alors que beaucoup d'autres ne trouvent pas de réponse adaptée à leur pathologie et aux problèmes sociaux et familiaux qu'elle génère?

 

Jouant sur les angoisses devant des maladies terribles, M. Sarkozy instaure une franchise sur les soins médicaux qui très vite ne servira plus qu'à combler le déficit des comptes sociaux. Alors que le parlement vient d'adopter son "paquet fiscal" qui fait surtout des cadeaux à ses amis les très riches, le Président de la République instaure un nouvel impôts qui frappera surtout les plus modestes.

 

Bernard Pesquet

10.06.2007

OGM L'horreur réveillez vous avant

Le degat des ogm. Vive le progrès!

 

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http://www.dailymotion.com/video/xrn35_ogm-lhorre...

17.05.2007

Collectif citoyen de Quarré les Tombes

J'ai été prévenu ce matin qu'un collectif citoyen de Quarré les Tombes organisait un débat entre les candidats aux élections législatives, ce soir, sur la question de la santé en milieu rural.

Pris de court, je n'ai pu me rendre à cette réunion, mais je leur ai faxé le texte suivant:

La santé en milieu rural et les hôpitaux de proximité constituent un volet important de l'offre de santé public qui se délite irrémédiablement.

Si l'on peut réorienter les moyens de telle sorte de maintenir l'activité des hôpitaux de proximité en s'appuyant sur des réseaux de télémédecine, en imaginant des postes hospitaliers mixtes (4/5 temps en CHU, 1/5 en hôpital de proximité par exemple), il semble difficile de maintenir la médecine de ville et dans notre système actuel de santé d'obliger un praticien à s'installer dans une zone rurale qui ne l'attire pas.

Si les maisons médicales peuvent être une réponse à la fuite des praticiens, elles ne peuvent tout faire. Le Conseil Régional peut imaginer des aides à l'installation, les pouvoirs publics et les caisses d'assurance maladie peuvent relever les tarifs en zone "défavorisées", ce n'est pas cela qui fera naître la vocation, ou alors à la marge.

Je suis persuadé depuis longtemps – là je parle en mon nom propre et non pour les Verts – que l'une des solutions envisageable est de former et qualifier les auxiliaires médicaux afin qu'ils puissent prodiguer des soins sous leur responsabilité. Tant dans l'hôpital qu'en ville, une infirmière est apte à recoudre une arcade sourcilière, à adapter un traitement anticoagulant, un kiné peut traiter une entorse ou prescrire quelques médicaments nécessaires dans des pathologies simples. Cela aurait le mérite de motiver les auxiliaires médicaux. Cela désengorgerait les cabinets médicaux et les services hospitaliers d'urgence, cela permettrait également de pallier la disparition des internes dans les hôpitaux.

Les Verts partent du principe qu'il vaut mieux développer une politique de santé qu'une politique de soins. Il faut privilégier la prévention et l'éducation à la santé. Je ne vais pas vous faire un rappel de tous les problèmes de pollution et d'environnement retentissant sur la santé. Mais il faut quand même rappeler les problèmes hépatiques, de stérilité et de cancer chez les agriculteurs, entièrement liés à l'usage des pesticides. Les études récentes en Hollande sur l'influence de la pollution atmosphérique sur les pathologies respiratoires de l'enfant, l'accroissement des cancers chez les sujets jeunes...

Enfin, hors sujet, mais touchant quand même la santé, il faut aussi développer la collecte des déchets de soins chez les patients qui se piquent pour le diabète ou pour d'autres affections. Le département de l'Yonne est particulièrement en retard dans le domaine du traitement des déchets et encore plus pour ce qui concerne ces déchets à risque infectieux (les DASRI).

Voilà trop brièvement mon point de vue sur les problèmes de santé en milieu rural. Il est certain qu'une lettre ainsi ne peut remplacer un débat. Il faudrait également évoquer les politiques mises en places par rapport à la dépendance, au handicap, les maisons de retraites...

Je vous souhaite un très bon débat citoyen et participatif.

Cordialement

 

Bernard PESQUET

Candidat des Verts

18:55 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Santé

21.03.2007

Vous avez dit Services! Vous avez dit Publics!

Nos services publics depuis des années se transforment. D’ailleurs peut-on encore employer ce terme ?

 

La Poste : Dans certaines communes rurales, il subsiste un bureau de poste. Mais dans quelles conditions? Ouvert le matin dans une commune, l’après-midi dans l’autre 10 Kms plus loin. L’usager n’a qu’à être vigilant : c’est l’aspect financier qui décide de tout, et non le service rendu.

                                                                                                            

La santé : Où sont passés nos hôpitaux de proximité ?

Depuis la suppression de toutes les petites maternités, le temps d’hospitalisation d’une jeune maman est passé de 8 jours à 3. Pourtant cette durée était nécessaire pour soutenir  la jeune maman et lui apprendre à s’occuper de son bébé, pour veiller sur les premiers jours de l’enfant. Mais peut-être qu’après tout accompagnement et prévention étaient inutiles ?

Il faut rentabiliser, alors fermons des lits, fermons des services ! Le patient sera mieux soigné dans des services de pointe. Mais encore faut-il qu’il y arrive en cas d’urgence !     Ah ! j’oubliais : l’hélicoptère est là ! Tellement économique ! Mais pourvu qu’il soit disponible au bon moment !

Dans certaines zones de notre département, il faut parcourir au minimum 50 Kms pour se faire opérer, aller accoucher ou être hospitalisé. En fonction des lits disponibles, on hospitalisera un patient de Sens à Avallon et inversement. Peut-être a t-on oublié l’importance des visites et du soutien des proches dans la guérison des malades ? Car faute de moyen de transport individuel et de ressources suffisantes, le patient risque de se trouver bien isolé.

Favorise-t-on là encore un service à tous les publics?

 

Les écoles : Regrouper les écoles, pourquoi pas ? On rompt l’isolement des enseignants, on rentabilise des équipements, mais à quels prix ? La mort de zones rurales, des villages sans écoliers ; des enfants de maternelle tireront-ils profit de leur scolarisation avec 1h30 de transport journalier ?

 

          Les prétendues économies de fonctionnement, réalisées par une centralisation excessive, risquent de coûter très cher aux services publics et aux individus, en transports notamment. A l’heure de l’augmentation du prix du carburant et de la réduction des gaz à effet de serre, est-ce bien raisonnable ? Le service public, comme son nom l’indique, doit rendre LE MEILLEUR service à TOUS. C’est un principe d’égalité inscrit dans notre république très souvent claironné, de moins en moins respecté.         

J.G.