27.06.2008
A gauche toute
Les Verts est un parti politique dont le pivot idéologique est l’environnement. L’environnement, ce n’est pas que la nature, la qualité de l’air, de l’eau et des sols, la protection de la biodiversité… C’est aussi l’environnement social : le cadre de vie, les conditions de vie. Nous savons que ce sont les plus démunis qui affrontent – contraints – les situations les plus mauvaises du point de vue écologique : logements mal isolés, malbouffe…
C’est pourquoi les Verts se situent clairement à gauche. La protection de l’environnement est incompatible avec le libéralisme outrancier qui ne se soucie que de profit. Un cadre de vie de qualité est incompatible avec la casse des services publics, des conditions de travail dégradées…
Mais les Verts ne sont pas majoritaires en France. Même s’ils réalisent des scores honorables aux élections locales, ils ne peuvent, pour l’instant, espérer être majoritaires seuls. Si nous voulons influer sur les orientations politiques communales, départementales, régionales et même nationales, il faut nous placer dans une logique d’alliance.
La logique de l’efficacité, c’est de s’allier avec le Parti Socialiste, le parti majoritaire de la gauche. Mais hélas, le P.S. se cherche et nous en sommes à nous demander si c’est encore un parti de gauche.
Depuis Mme Royal qui entonnait la Marseillaise pour faire du sarko, à Delanoë qui veut faire du socialisme libéral, en passant par la danse du ventre devant le Modem qui bouffe à tous les râteliers, on se demande quelle est la ligne directrice et s’il y en a encore une. Quel silence sur l’allongement des cotisations retraite, que de divisions sur les projets de réformes sarkozyennes, que de traitres en puissances, le Parti Socialiste va bientôt être comme la couche d’ozone.
Sans un ravaudage rapide et une ligne directrice claire – sociale – nous sommes partis pour 10 ans d’UMP. 10 ans de destruction massive des acquis sociaux et des gardes fous environnementaux.
Ressaisissez-vous camarades ! Vous n'arriverez pas à une majorité en restant seuls. Inutile de chercher à séduire le patronat, il ne vote pas pour vous.
Bernard PESQUET
Conseiller Régional Les Verts
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15.05.2007
Garder les pieds sur terre
Il est toujours surprenant de voir l’euphorie de certains politiques.
Après un scrutin, on magnifie les victoires, on minimise les défaites, on fait semblant de croire qu’une hirondelle fait le printemps. Que l’on joue à ça pour faire bonne figure devant les autres, pour galvaniser ses troupes, c’est tout à fait normal et nécessaire. Mais que l’on arrive à croire soi même à cela, c’est grave.
Deux exemples :
La gauche « antilibérale » a cru, après le NON à la constitution européenne être majoritaire dans le pays. Ignorant superbement l’électorat frontiste, n’imaginant pas qu’une part importante de l’électorat des « grands » partis aurait pu rentrer en dissidence. Forcément la gauche « antilibérale » était majoritaire. De ce postulat naquit des appétits chez tous les leaders et leadeuses du mouvement qui après de longues tergiversations et quelques psychodrames dignes des plus grandes heures des Verts, aboutit à une multiplication des candidatures avec le résultat que l’on sait.
Autre exemple à Migennes, la seule ville du département où la gauche était majoritaire et en tête au deuxième tour. Le P.S. a distribué un tract où l’on sent qu’il se voit déjà gagner les prochaines municipales. Il oublie que dans les 53% de Ségolène Royal, il y avait d’autres électeurs de gauches, qu’il y avait un grand nombre d’anti-Sarkozy.
Bref, le P.S. ferait sans doute mieux de réfréner ses pulsions hégémoniques car il risque de nouvelles déceptions.
B.P.
00:14 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, vote utile, anti-sarkosiste


