11.02.2008

Avant et après

Avant les élections, les politiques prennent des engagements, font des promesses. Après... on attend de voir, bien souvent on ne voit rien, ou alors bien peu, le plus souvent beaucoup moins.

Il y a des promesses qui ressurgissent régulièrement: par exemple, sur le canton de Seignelay c'est la construction d'un collège (certains se sont même disputés  son lieu d'implantation), à Auxerre on promet l'électrification d'Auxerre – Laroche.

Faut être bien méchant pour point promettre.

A l'échelon national, il en va de même et avec la succession des scrutins, on en arrive à avoir le tournis.

Le candidat Sarkozy a promis d'augmenter le pouvoir d'achat, d'augmenter le minimum vieillesse et les pensions de reversions, de mettre en place un "plan Elsheimer" et de créer une nouvelle branche de l'assurance maladie pour la dépendance.

Une fois élu, le nouveau Président, entre deux séjours de "milliardaire" dit ne pas pouvoir augmenter le pouvoir d'achat (sauf le sien) car les caisses sont vides. Le "plan Elsheimer" doit être financé par la franchise médicale. Puis on instaure les franchises médicales, mais il ne s'agit plus de financer le plan mais de simplement combler le déficit de la Sécurité Sociale. Pour ce qui est de la dépendance il faudra souscrire une assurance privée.

Voyant approcher les élections municipales et cantonales et une possible sanction, les promesses ressurgissent. On va relever le minimum vieillesse et les reversions – mais seulement après les élections. On relance l'idée du "Plan Elsheimer" sans dire d'où viendra l'argent. La branche dépendance sera créée avant l'été.

Tout cela serait risible si ça ne contribuait pas à discréditer les politiques et à renforcer le dégoût des citoyens. Après chaque scrutin, on disserte longuement sur l'augmentation du nombre des abstentionnistes et sur le vote pour les extrêmes.

Les causes, hélas, me semblent assez faciles à identifier.

 

Bernard PESQUET

Conseiller Régional – Les Verts

15.01.2008

MAFIA

 

Comment qualifier autrement ce quarteron qui nous gouverne et nous informe ?

 

Si des industriels, propriétaires de groupes de presse ou de télévision s’investissent pour vanter les mérites de leur ami intime candidat à la présidence de la République et réussissent à le faire élire. Si cette amitié les pousse à offrir à leur obligé des vacances de « milliardaire ».

 

Si en retour, le Président leur fait des cadeaux ostensibles:

limiter les poursuites pour les délits financiers des entreprises ;

dérouler le tapis rouge à un dictateur pour l’amadouer pour lui vendre des armements construits par des « amis » par ailleurs patrons de presse ;

supprimer la publicité sur les chaines de télévision publiques ce qui permettra aux amis propriétaires de télévisions privées de s’enrichir un peu plus en diffusant encore plus de publicité encore plus chère et à terme de leur vendre les dites chaines publiques qui perdront tant d’argent qu’il faudra se résoudre à les privatiser…

 

Si le Président fait des cadeaux plus discrets, à destination de tout le patronat avec la disparition des 35 heures et un contrat de travail permettant de licencier plus aisément, ou à destination des plus riches pour baisser leurs impôts (le paquet fiscal – paquet cadeau).

 

N’est-ce pas là ce que l’on pourrait qualifier de système mafieux ?

 

La mafia assoit son pouvoir grâce à la loi du silence, de la peur qu’elle fait régner et de l’argent qu’elle distribue aux sans-grades.

 

Présentement, elle ne distribue rien, trop attaché à s’enrichir. Alors, il ne faut pas hésiter à parler et surtout à voter. Même un mauvais candidat vaut mieux que ce système.

Bernard Pesquet