02.12.2007

De Raincourt

 

Nous avons donc appris qu’Henri de Raincourt ne se représentera pas aux élections cantonales et donc qu’il va quitter la présidence du Conseil Général de l’Yonne.

Nous ne pouvons pas croire qu’il entend se retirer de la politique. Il est de ces élus qui ne connaissent ni les limites d’âge, ni la parité, ni le non cumul de mandat, s’il s’y plie ce n’est que contraint.

On peut donc penser que ce choix est l’aboutissement d’une tractation. S’il renonce, c’est pour autre chose, mais quoi ?

La présidence du Sénat, il semble un peu jeune et pas encore suffisamment décrépi pour la fonction.

Un ministère, il parait qu’il en rêve depuis longtemps. Il y aura sans doute un remaniement après les municipales. Des noms commencent à circuler sur les ministres qui agacent le Président et qui vont être remerciés, Finances, Culture…

 

 

Mais s’il renonce au département, c’est pour céder la place à quelqu’un. Qui ?

Drouhin : l’homme est compétent, mais c’est un soissoniste, donc pas un UMP pur jus.

Gendreau : le pauvre, il a déjà du mal à gérer la guerre des clans au sein de l’UMP de l’Yonne.

M.L. Fort : elle est assez intrigante pour se faire imposer par « Paris ». De plus, avec la nouvelle règle qui veut que les candidats aux cantonales se présente avec un suppléant à parité, elle peut rester embusquée. Si ça tourne mal pour elle aux municipales à Sens, elle peut pousser son titulaire à démissionner pour rafler le département.

 

Que les électeurs nous préservent de cette dernière hypothèse.