04.10.2009

L'Yonne que nous voulons

Le Conseil Général de l’Yonne se lance dans la démocratie participative. Il vous demande votre avis pour savoir ce qu’il va faire dans les années qui viennent.

 

 

C’est beau un Conseil Général à l’écoute de ses administrés !

 

 

Des mauvaises langues pourraient dire que s’il demande votre avis c’est qu’il manque d’idées. C’est faux, totalement faux. Des idées il en a le Conseil Général. Même que ses idées, elles sont déjà inscrites dans le questionnaire. Le but c’est de vérifier que vous êtes d’accord avec ses idées. On peut même parier que ce sont ses idées qui seront retenues.

 

 

Les habitants de l’Yonne pourraient même s’amuser à faire des paris sur les choix qui seront soi disant plébiscités par une grande majorité des icaunais. 

 

 

Par exemple, au chapitre du sport : il est proposé une création d’une maison départementale du sport. C’est a priori une drôle d’idée, qui ne va pas servir le plus grand nombre. De plus cette maison existe déjà, ou presque. Oui, mais la maison des sports qui abrite toutes les fédérations est hébergée par la Direction départementale Jeunesse et Sports. Cette direction devant disparaître, il n’y aura plus qu’une direction régionale, les locaux vont être abandonnés et une nouvelle (ou la même) Maison Départementale des Sports devient indispensable. C’est pourquoi une grande majorité d’icaunais, qui ignoraient l’existence de cette maison, vont voter pour ce projet qui n’en est pas un.

 

 

Mais, dans ce jeu de pronostic, il faut tenir compte d’autres facteurs. Les finances départementales étant un peu en berne, il faut trouver aussi des idées qui ne coûtent pas cher mais permettent de faire de la mousse.

 

 

L’autoroute Troyes – Auxerre – Bourges en est le parfait exemple. Si ce sondage miraculeux mettait en avant cette autoroute, cela permet au Conseil Général de brasser de l’air pour pas cher, cette autoroute ne verra sans doute jamais le jour, ou seulement dans 20 ans ou plus.

 


Allez, amusez-vous à dresser la liste « des actions prioritaires » nous vous proposons même de nous faire parvenir votre pronostic, les trois meilleures réponses seront abonnées pour un an à Vert Info 89.

 

11.04.2007

Pirates

 

            Le débat sur les téléchargements pirates ne cesse de revenir à la surface. Cela prouve que malgré une loi votée (avec de nombreux rebondissements), le sujet n’est pas clos.

 

Certes la copie se fait depuis longtemps, cela a fait les beaux jours de la vente de cassettes audio. Parfois même, avant les appareils doubles cassettes, on se connectait à un transistor pour enregistrer ses chansons préférées.

Tout cela n’est rien et ne mérite pas autant de débat.

 

Par contre c’est un autre problème pour la musique classique. Une œuvre déjà enregistrée une bonne vingtaine de fois peut-elle être à nouveau enregistrée et commercialisée ? Si des versions antérieures sont téléchargeables gratuitement, les nouveaux enregistrements se vendront très peu et cela tue une part de l’activité des musiciens classiques.

 

De même pour le cinéma : l’équilibre financier d’un film comprend non seulement les entrées, mais aussi la vente de DVD. S’il y a un  piratage important et précoce, cela compromet l’opération.

 

Paradoxalement, c’est sur la variété que se sont concentrées les attaques des professionnels. C’est pourtant dans ce domaine que se réalise le plus grand nombre de ventes, ce qui minimise les pertes liées au piratage. Mais peut être que derrière cette volonté de faire du téléchargement payant se profilait un autre désir : dématérialiser la vente de la musique pour contourner les distributeurs et revendeurs. Nous découvrirons bientôt que ces grandes compagnies éditrices continuent à engranger des bénéfices, alors que les disquaires seront tous morts.

 

Nous autres écologistes, pourrions nous réjouir de l’économie de boites plastiques et de CD. Mais hélas la conscience collective passe par la culture et elle ne peut progresser sans diffuseurs de proximité.

 

Aujourd’hui les disquaires, demain les libraires, il n’y aura plus que la télé.

 

B.P.