22.01.2009
Pour des Etats généraux de la mobilité !
Par Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement, Olivier
Louchard, Directeur du Réseau Action Climat France, Jean Sivardière,
Président de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des
Transports
La crise qui traverse le monde de l'automobile est profonde et brutale. Pour
ne pas avoir su anticiper une modification de l'attitude des consommateurs à
l'égard de l'automobile, pour ne pas avoir voulu faire foi aux propos des
écologistes qui s'époumonent à rappeler l'importance des impératifs
climatique et énergétique, pour ne pas avoir pu résister aux sirènes de
stratèges « éclairés » qui vantaient les mérites de véhicules lourds, chers
et manifestement inadaptés au marché de l'automobile, ce secteur est
désormais à l'agonie et réclame aides et soutiens publics.
Mardi 20 janvier 2009 est la date retenue par le Gouvernement pour organiser
les Etats généraux de l'automobile et annoncer un plan de relance
sectorielle. La grande mutation de ce secteur vaut bien une messe mais les
solutions apportées seront-elles à même de répondre durablement à la crise
du marché de l'automobile ?
Il s'agit, dans l'urgence, de réussir à trouver des solutions intelligentes
permettant de transformer radicalement les secteurs frappés de plein fouet
par cette crise socio-écologique. Devons-nous en ce sens, nous en réjouir ?
Oui et non ! Non, car lorsque la Terre souffre, ce sont en premier lieu les
salariés qui trinquent ! Oui, car si cette crise nous permet de mettre un
terme à cette fuite en avant qui a conduit certains dirigeants à opter pour
des modèles automobiles polluants, nous aurons déjà fait un grand pas dans
le règlement de cette crise systémique.
En ce sens, la politique de saupoudrage, dispendieuse pour le budget de
l'Etat et totalement inefficace du point de vue écologique, n'est pas à la
hauteur des enjeux. Nous appelons de nos voux une politique cohérente qui
oserait s'affranchir de sa dépendance au tout-pétrole mais oserait également
sortir des sentiers battus du tout-automobile. A cet égard, nous ne pouvons
nous résoudre à voir l'Etat réduire le débat sur l'avenir de l'industrie
automobile à un vulgaire échange sur le bienfondé des moteurs thermiques,
hybrides ou électriques.
Pour répondre durablement à cette crise structurelle du monde de
l'automobile,
nous devons nous attacher à réduire les émissions de gaz à effet de serre
ainsi que notre facture énergétique. Pour se faire, il est impératif d'agir
en amont et freiner la hausse continue de la demande de transports
motorisés. Cela suppose la mise en ouvre par les pouvoirs publics de mesures
structurantes qui permettront de réduire les kilomètres effectués. Il
devient urgent de réorienter les politiques d'urbanisme en mettant l'accent
sur la mixité fonctionnelle (et sociale) et en rapprochant logements,
emplois, loisirs, commerces et ainsi limiter les déplacements quotidiens.
L'étalement et le mitage urbains doivent être combattus. C'est en effet
l'extension des zones urbaines qui génère les longues distances, les
déplacements fréquents et la dépendance à la voiture individuelle.
Il nous faut également choisir une mobilité privilégiant le mode de
déplacement le plus efficace énergétiquement ou le mieux adapté au contexte
géographique : l'automobile toujours en dernier ressort et si possible en
covoiturage, mais surtout la marche à pieds, le vélo, les transports en
commun (métro, tramway, bus, train). Cette crise nous offre une chance
inespérée ; celle de développer un secteur d'activités s'enracinant dans les
territoires en optant pour la construction d'infrastructures de tramways, de
bus ou de train, très efficaces énergétiquement et peu émettrices de gaz à
effet de serre. L'investissement dans les transports collectifs crée deux
fois plus d'emplois, à dépense égale, que l'investissement routier
(infrastructures, matériel roulant, exploitation) et, pour la plupart,
pérennes et par définition non délocalisables. A ce titre, l'annonce par
François Fillon de relancer le programme autoroutier (A63, A150, A355), en
contradiction évidente avec l'esprit du Grenelle est non seulement une voie
sans issue mais également un non-sens historique.
Les aides de l'Etat doivent être conditionnées et évaluées à l'aune de leur
bilan carbone et comparées en fonction de leur efficacité énergétique
intrinsèque. En créant les conditions d'une dialectique unissant
l'environnement et l'écologie, l'emploi et le climat, une nouvelle filière
de la mobilité peut voir durablement le jour. En réduisant cette nouvelle
mobilité que nous appelons de nos voux à la seule option automobile, l'Etat
démontre par l'absurde qu'il n'arrive pas à s'abstraire des pressions des
pétroliers et industriels de l'automobile.
Est-ce que notre pays s'acharnera, avec ces Etats généraux de l'automobile,
à mener des réflexions d'arrière-garde, restant prisonnier d'une vision
largement cloisonnée, manifestement AUTOcentrée. En pensant « mobilité » et
non plus « automobile », la France se donnerait le moyen d'articuler
urbanisme, logement, transport, services et emplois. Cette crise de
l'automobile nous oblige à dépasser les analyses purement sectorielles.
L'absence des représentants des associations de protection de
l'environnement et ceux du secteur de la mobilité durable invité à
intervenir aux Etats généraux de l'automobile nous laisse craindre le pire.
Les salariés du secteur de l'automobile méritent mieux qu'un débat en trompe
l'oil. Notre planète aussi !
Contact presse :
Stéphen Kerckhove - Agir pour l'Environnement - Tél. 01.40.31.02.99 /
06.06.88.52.66
23:38 Publié dans Transport et Territoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Brèves européennes n°102
Bonjour,
Vous trouverez en document joint les « Brèves européennes » n° 102 du Bureau Bourgogne – Franche-Comté.
A retenir notamment :
Agriculture : secteur laitier ; pesticides ; clonage ; UE-Russie ; UE-Canada ; qualité des produits agricoles ;
Concurrence : politique budgétaire ;
Culture : audiovisuel ; présidence tchèque de l’UE ;
Développement : sécurité alimentaire ;
Economie : perspectives économiques ;
Elargissement : UE-Croatie ;
Energie : crise du gaz ; UE-Etats-Unis;
Environnement : agence européenne pour l’environnement énergie ; substances dangereuses ;
A la Une ! Institutions : Parlement-Conseil de l’Union européenne ;
Relations extérieures : partenariat oriental ; UE-Gaza ;
Société de l’information : Conseil informel ; Internet ;
Transports : mobilité urbaine ; automobile ; eurovignette.
Les autres rubriques :
Consultations publiques ;
Conférences ;
Agenda.
Pour plus d'informations, n'hésitez pas à nous contacter : bourgogne.franche-comte@skynet.be.
23:36 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique européenne, europe
Crise économique ou crise de gouvernance?
Il est encore trop tôt pour mesurer les dégâts liés à la crise économique que nous traversons.
Ce qui est certain c'est que nous en sommes là par une recherche forcenée du profit qui a mené les décideurs des établissements bancaires de la planète à gérer leurs placements financiers comme certains jouent au poker.
Cette situation est due au manque de contrôle interne et de la part des gouvernements. La doctrine libérale (laisser faire, laisser circuler) a touché le fond comme le marxisme il y a quelques années.
Le Président Sarkozy a eu beau s'agiter comme d'habitude, promettre transparence et moralisation, nous savons que tout cela n'est que du vent. Aucune autorité, serait-elle planétaire, n'a aujourd'hui de pouvoir face au monde de la finance que l'on a laissé, année après année, retourner à l'état sauvage du libéralisme.
Le plan de relance proposé en France n'est qu'une vaste mascarade pathétique.
Sur 26 Md€, la moitié était déjà engagée à travers les contrats de plan (peut être que, cette fois-ci, le gouvernement respectera les échéances prévues et ne cherchera pas à allonger la durée du plan).
Les réponses apportées sont des non-sens par rapport à l'évolution contrainte de notre société. Une prime à la casse pour les voitures et de nouvelles autoroutes ne répondent pas à la pénurie de pétrole qui s'annonce sous peu et son renchérissement inéluctable.
De nouvelles lignes TGV ne répondent pas à l'engorgement des réseaux ferroviaires dans les grandes villes.
Le Président Sarkozy est un homme du passé, un nostalgique de l'ordre, des médias aux ordres, de la justice à la botte. Il n'imagine que des solutions (sociales et économiques) des années 60.
La solution passe par une réflexion sur le développement durable – ou soutenable, l'économie de l'énergie et des ressources. Cela passe aussi par la recherche et le développement. Notre recherche manque de moyens et toute notre économie en pâtie. Mais pour redonner une dynamique dans ce sens, il faut se projeter vers l'avenir; électoralement parlant, il est plus payant de flatter la nostalgie des Français.
Bernard PESQUET
Conseiller Régional – Les VERTS
23:33 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise économique
Brèves européenne n°101
Bonjour,
Vous trouverez en document joint les « Brèves européennes » n° 101 du Bureau Bourgogne – Franche-Comté.
A retenir notamment :
Agriculture : politique agricole commune ; OGM ;
Concurrence : audiovisuel ; services postaux ;
Culture : année européenne 2009 ;
Economie : conjoncture ;politique économique ;
Elargissement : Prague et les Balkans ;
Emploi, Affaires sociales : politique sociale ;
Energie : crise du gaz ; libéralisation ;
Environnement : politique environnementale ; pesticides ;
A la Une ! Institutions : Présidence du Conseil de l’Union européenne ;
Politique régionale : l’UE en Franche-Comté ; l’UE en Bourgogne ;
Recherche : politique de recherche ; priorités de la présidence ;
Relations extérieures : UE/Proche-Orient ;
Société de l’information : télécommunication ; téléphonie mobile ;
Transports : priorité « transport » de la présidence tchèque ; transport aérien.
Les autres rubriques :
Consultations publiques ;
Conférences ;
Agenda.
Pour plus d'informations, n'hésitez pas à nous contacter : bourgogne.franche-comte@skynet.be.
23:30 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politque européenne
Europe sans OGM - pétition
Paris, France, Fin octobre, le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux grandes compagnies de l'agrobusiness en proposant l'interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow.
Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM censés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs, comme le papillon monarque ou sur des "organismes non ciblés" comme des oiseaux. Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés.
Si la proposition de Dimas était adoptée, il s'agirait d'un véritable tournant. Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu'à présent toujours donné son feu vert aux demandes d'autorisation d'OGM, et les autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s'opposer à l'initiative courageuse de Stavros Dimas. Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position. « Le risque est trop élevé pour l'environnement selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles le 22 novembre. J'envisage de donner un avis négatif pour la demande d'autorisation. »
Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier rejet d'OGM dans l'histoire de la Commission européenne et représentera un pas décisif pour une Europe sans OGM. Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique !
Cap sur les 100 000 signatures !
Le plus grand nombre possible d'Européens doivent interpeller la Commission européenne pour que la santé publique et l'environnement priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.
Signez et faites signer la pétition à destination de Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports). Plus de 75 000 européens l'ont déjà signée en quelques semaines, dont 10 000 en France... La pétition française s'adresse également à Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il votera également sur la proposition de Stravros Dimas et doit tenir compte de l'avis des citoyens français et de la nouvelle ligne politique française sur les OGM à l'issue du Grenelle de l'environnement.
Signez la pétition :
http://write-a-letter.greenpeace.org/332
et transmettez-la à votre réseau de connaissances !
Merci !
23:27 Publié dans Agriculture, Environnement et Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anti ogm, pétition anti ogm
Brèves européennes n°100
Bonjour,
Vous trouverez en document joint les « Brèves européennes » n° 100 du Bureau Bourgogne – Franche-Comté.
A retenir notamment :
Agriculture : pesticides, OGM, clonage ;
Budget : budget 2009 ;
Concurrence : aides d’Etat/transport aérien ; aides d’Etat/entreprises ;
Culture : capitale européenne de la Culture ;
Développement : crise alimentaire ;
Economie : plan de relance ; inflation ;
Elargissement : UE/Monténégro ; UE/Croatie ;
Emploi, Affaires sociales : temps de travail ; Présidence française ;
Energie : énergie nucléaire ; énergie électrique ; paquet énergie climat ;
Environnement : biodiversité ; qualité de l’air ;
Fiscalité : fraude à la TVA ;
A la Une ! Institutions : Parlement européen ;
Politique régionale : fonds structurels ; tourisme ;
Recherche : entretien avec la vice-présidente de la Banque européenne d’Investissement ;
Relations extérieures : UE/Suisse ; UE/Brésil ;
Société de l’information : audiovisuel ; télécommunication ;
Transports : sécurité routière ; transport routier.
Les autres rubriques :
Consultations publiques ;
Conférences ;
Agenda.
Pour plus d'informations, n'hésitez pas à nous contacter : bourgogne.franche-comte@skynet.be.
23:23 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


