22.01.2009
Crise économique ou crise de gouvernance?
Il est encore trop tôt pour mesurer les dégâts liés à la crise économique que nous traversons.
Ce qui est certain c'est que nous en sommes là par une recherche forcenée du profit qui a mené les décideurs des établissements bancaires de la planète à gérer leurs placements financiers comme certains jouent au poker.
Cette situation est due au manque de contrôle interne et de la part des gouvernements. La doctrine libérale (laisser faire, laisser circuler) a touché le fond comme le marxisme il y a quelques années.
Le Président Sarkozy a eu beau s'agiter comme d'habitude, promettre transparence et moralisation, nous savons que tout cela n'est que du vent. Aucune autorité, serait-elle planétaire, n'a aujourd'hui de pouvoir face au monde de la finance que l'on a laissé, année après année, retourner à l'état sauvage du libéralisme.
Le plan de relance proposé en France n'est qu'une vaste mascarade pathétique.
Sur 26 Md€, la moitié était déjà engagée à travers les contrats de plan (peut être que, cette fois-ci, le gouvernement respectera les échéances prévues et ne cherchera pas à allonger la durée du plan).
Les réponses apportées sont des non-sens par rapport à l'évolution contrainte de notre société. Une prime à la casse pour les voitures et de nouvelles autoroutes ne répondent pas à la pénurie de pétrole qui s'annonce sous peu et son renchérissement inéluctable.
De nouvelles lignes TGV ne répondent pas à l'engorgement des réseaux ferroviaires dans les grandes villes.
Le Président Sarkozy est un homme du passé, un nostalgique de l'ordre, des médias aux ordres, de la justice à la botte. Il n'imagine que des solutions (sociales et économiques) des années 60.
La solution passe par une réflexion sur le développement durable – ou soutenable, l'économie de l'énergie et des ressources. Cela passe aussi par la recherche et le développement. Notre recherche manque de moyens et toute notre économie en pâtie. Mais pour redonner une dynamique dans ce sens, il faut se projeter vers l'avenir; électoralement parlant, il est plus payant de flatter la nostalgie des Français.
Bernard PESQUET
Conseiller Régional – Les VERTS
23:33 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise économique



Ecrire un commentaire