15.02.2008

LAICITE

Sauvegardons la laïcité de la République

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www.appel-laique.org

 

 

11.02.2008

Avant et après

Avant les élections, les politiques prennent des engagements, font des promesses. Après... on attend de voir, bien souvent on ne voit rien, ou alors bien peu, le plus souvent beaucoup moins.

Il y a des promesses qui ressurgissent régulièrement: par exemple, sur le canton de Seignelay c'est la construction d'un collège (certains se sont même disputés  son lieu d'implantation), à Auxerre on promet l'électrification d'Auxerre – Laroche.

Faut être bien méchant pour point promettre.

A l'échelon national, il en va de même et avec la succession des scrutins, on en arrive à avoir le tournis.

Le candidat Sarkozy a promis d'augmenter le pouvoir d'achat, d'augmenter le minimum vieillesse et les pensions de reversions, de mettre en place un "plan Elsheimer" et de créer une nouvelle branche de l'assurance maladie pour la dépendance.

Une fois élu, le nouveau Président, entre deux séjours de "milliardaire" dit ne pas pouvoir augmenter le pouvoir d'achat (sauf le sien) car les caisses sont vides. Le "plan Elsheimer" doit être financé par la franchise médicale. Puis on instaure les franchises médicales, mais il ne s'agit plus de financer le plan mais de simplement combler le déficit de la Sécurité Sociale. Pour ce qui est de la dépendance il faudra souscrire une assurance privée.

Voyant approcher les élections municipales et cantonales et une possible sanction, les promesses ressurgissent. On va relever le minimum vieillesse et les reversions – mais seulement après les élections. On relance l'idée du "Plan Elsheimer" sans dire d'où viendra l'argent. La branche dépendance sera créée avant l'été.

Tout cela serait risible si ça ne contribuait pas à discréditer les politiques et à renforcer le dégoût des citoyens. Après chaque scrutin, on disserte longuement sur l'augmentation du nombre des abstentionnistes et sur le vote pour les extrêmes.

Les causes, hélas, me semblent assez faciles à identifier.

 

Bernard PESQUET

Conseiller Régional – Les Verts

10.02.2008

La Poste

La poste aime à communiquer à coup de nombre. Sans doute que beaucoup de gens retiennent le chiffre et non ce qui se cache derrière.

 

1900 - le nombre de boites à lettres où l’on peut déposer son courrier dans le département. C’est bien, mais il faut souligner que la grande majorité de ces boites qui étaient relevées en fin de journée le sont maintenant le matin par les facteurs lors de leur tournée de distribution. Cela fait une durée d’acheminement d’au moins 7 heures de plus – si tout va bien.

 

100 – c’est le nombre de bureaux que la Poste s’apprête à fermer dans le département début 2008. Bien entendu, ce ne seront pas des fermetures sèches. Ces bureaux seront transformés soit en agence avec un personnel payé par la commune, soit en relai chez un commerçant s’il en reste un. Mais la direction de la Poste fait ça avec tact. Ces fermetures seront annoncées après les élections municipales.

 

Cela permet à la Poste de s’engager à ne pas « diminuer le nombre de point de contact dans le département ». Elle oublie de préciser que chez un commerçant, on ne fait pas les mêmes choses que dans un bureau de poste : pas de Chronopost, de contre remboursement ou d’envoi en nombre, retrait d’espèces limité à 150 Euros par semaine, pas de possibilité de déposer des chèques ou d’émettre un mandat.

 

Cela entraine la surcharge des guichets des Postes existant encore avec ces queues interminables. Mais c’est aussi l’obligation de se déplacer (et de polluer). Il se trouve que la Poste est la seule banque acceptant (encore) d’ouvrir des comptes à ceux qui n’ont que de faibles revenus. Les autres banques ne veulent pas des traine-misères,  même le Trésor Public n’ouvre plus de comptes. Si le service de proximité disparait pour des personnes sans moyen de locomotion, cela devient impossible. 

 

Bernard Pesquet

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