10.02.2008
La Poste
La poste aime à communiquer à coup de nombre. Sans doute que beaucoup de gens retiennent le chiffre et non ce qui se cache derrière.
1900 - le nombre de boites à lettres où l’on peut déposer son courrier dans le département. C’est bien, mais il faut souligner que la grande majorité de ces boites qui étaient relevées en fin de journée le sont maintenant le matin par les facteurs lors de leur tournée de distribution. Cela fait une durée d’acheminement d’au moins 7 heures de plus – si tout va bien.
100 – c’est le nombre de bureaux que la Poste s’apprête à fermer dans le département début 2008. Bien entendu, ce ne seront pas des fermetures sèches. Ces bureaux seront transformés soit en agence avec un personnel payé par la commune, soit en relai chez un commerçant s’il en reste un. Mais la direction de la Poste fait ça avec tact. Ces fermetures seront annoncées après les élections municipales.
Cela permet à la Poste de s’engager à ne pas « diminuer le nombre de point de contact dans le département ». Elle oublie de préciser que chez un commerçant, on ne fait pas les mêmes choses que dans un bureau de poste : pas de Chronopost, de contre remboursement ou d’envoi en nombre, retrait d’espèces limité à 150 Euros par semaine, pas de possibilité de déposer des chèques ou d’émettre un mandat.
Cela entraine la surcharge des guichets des Postes existant encore avec ces queues interminables. Mais c’est aussi l’obligation de se déplacer (et de polluer). Il se trouve que la Poste est la seule banque acceptant (encore) d’ouvrir des comptes à ceux qui n’ont que de faibles revenus. Les autres banques ne veulent pas des traine-misères, même le Trésor Public n’ouvre plus de comptes. Si le service de proximité disparait pour des personnes sans moyen de locomotion, cela devient impossible.
Bernard Pesquet
22:50 Publié dans Services Publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poste, service public, disparition des services publics



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