31.01.2008

Aux semences, Citoyens!

 

 

 

 

 

Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions

 

Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :

 

       - 12.000 € pour le grainetier Baumaux

 

       - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

 

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

 

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

 

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

 

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

 

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

 

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

 

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

 

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

 

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

 

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

 

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

 

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

 

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

 

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

 

Raoul Jacquin

 

Ce communiqué est consultable sur notre site

 

Association Kokopelli

 

http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

 

 

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25.01.2008

Laïcité républicaine

 

Le Président de la République , dans une grande crise mystique, réussit, tout en invoquant la laïcité, à nous vendre de la religion à chaque discours – et avant tout, la religion catholique.

Il a évoqué "la souffrance des catholiques, des prêtres et des congrégations" engendrée par la mise en application de la loi de 1905.

 

Selon lui, il n'y a aucune espérance en dehors de la religion. A croire qu'il n'y a pas d'actions  - d'associations – caritatives ou humanistes non confessionnelles.

Il dit même que "l'intérêt de la République c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent". C'est sans doute une référence à "l'opium du peuple", l'opium qui endort les peuples, les rends malléables. Espérer un monde meilleur évite de remettre en question le présent.

 

Il dit également – je résume – qu'il faut de la religion pour nous expliquer "ce qui se passe avant la vie et ce qui se passe après la mort".

Ce qui se passe avant la vie! Il va bientôt vouloir revenir sur la loi autorisant l'IVG.

 

Un fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, tiendrait de tels propos serait rappelé à l'ordre, voire sanctionné.

 

Mais le Président de la République se sent au dessus de cela.

 

Si, au moins, il mettait sa foi en application dans la conduite de sa politique, mais ce n'est pas le cas.

 

Passons sur le péché d'orgueil, ou sur la colère, ou sur l'avarice qui est le désir de posséder ou conserver plus de richesses que nécessaire (est-il nécessaire de gagner autant chaque mois lorsque l'on est déjà nourri et logé, à moins que ce soit la jalousie...).

 

Mais où est la charité dans la taxation de la maladie à travers les franchises médicales?

 

Où est l'amour du prochain dans les expulsions massives de sans papiers ?

 

Au lieu de donner aux pauvres, il donne aux riches.

 

Les dernières déclarations du Président de la République à Boulogne où, pour séduire les marins pêcheurs, il a exprimé son désir de revenir sur les quotas de pêche sont elles aussi en contradiction avec les principes chrétiens. Les quotas de pêche ont été instaurés pour sauvegarder la biodiversité. La biodiversité a été voulue, si on est croyant, par le Créateur. La sauvegarder est donc un devoir.

 

La foi du Président fait penser au classique "faites comme je dis, pas comme je fais". Ce n'est pas très chrétien.

 

Bernard PESQUET

Conseiller Régional – Les Verts

Elevages sans frontières Janvier 2008

Si vous ne parvenez pas à lire correctement cet e-mail, cliquez ici.
 
Élevages sans frontières
Meilleurs voeux aux familles, ici et là-bas
 Excellente année 2008
Nous vous souhaitons une année pleine de santé, de projets, de sourires et de succès.
Nous souhaitons également pour Elevages sans frontières une année pleine de santé en terme de financements, de projets concrétisés dans les pays, de sourires des familles et d’impact à long terme pour les bénéficiaires ; nous nous mobilisons avec toute notre énergie pour concrétiser ces souhaits.

L’année 2007 a été celle du changement – de nom et de locaux - pour l’association, une étape délicate que nous avons pu traverser sans compromettre la pérennité de notre action grâce au soutien fidèle et à la confiance de nos donateurs et partenaires. Merci !
  André Decoster
Directeur d’Elevages sans frontières
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15.01.2008

MAFIA

 

Comment qualifier autrement ce quarteron qui nous gouverne et nous informe ?

 

Si des industriels, propriétaires de groupes de presse ou de télévision s’investissent pour vanter les mérites de leur ami intime candidat à la présidence de la République et réussissent à le faire élire. Si cette amitié les pousse à offrir à leur obligé des vacances de « milliardaire ».

 

Si en retour, le Président leur fait des cadeaux ostensibles:

limiter les poursuites pour les délits financiers des entreprises ;

dérouler le tapis rouge à un dictateur pour l’amadouer pour lui vendre des armements construits par des « amis » par ailleurs patrons de presse ;

supprimer la publicité sur les chaines de télévision publiques ce qui permettra aux amis propriétaires de télévisions privées de s’enrichir un peu plus en diffusant encore plus de publicité encore plus chère et à terme de leur vendre les dites chaines publiques qui perdront tant d’argent qu’il faudra se résoudre à les privatiser…

 

Si le Président fait des cadeaux plus discrets, à destination de tout le patronat avec la disparition des 35 heures et un contrat de travail permettant de licencier plus aisément, ou à destination des plus riches pour baisser leurs impôts (le paquet fiscal – paquet cadeau).

 

N’est-ce pas là ce que l’on pourrait qualifier de système mafieux ?

 

La mafia assoit son pouvoir grâce à la loi du silence, de la peur qu’elle fait régner et de l’argent qu’elle distribue aux sans-grades.

 

Présentement, elle ne distribue rien, trop attaché à s’enrichir. Alors, il ne faut pas hésiter à parler et surtout à voter. Même un mauvais candidat vaut mieux que ce système.

Bernard Pesquet

Laïcité...

L'article "Les cinq fautes du Président de la République" extrêmement intéressant de M. Henri Pena-Ruiz.  

 

Philosophe, professeur, écrivain, ancien membre de la Commission Stasi sur l’application du principe de laïcité dans la République. Derniers ouvrages parus : « Qu’est-ce que la laïcité ? » (Gallimard) et « Leçons sur le bonheur » (Flammarion).

 

Les cinq fautes du Pr-sident de la R-publique[1].doc

 

 

 

 

13.01.2008

Brèves europeenne n°57

Vous trouverez en document joint les « Brèves européennes » n°57 du Bureau Bourgogne – Franche-Comté.

Br-ves 57.pdf

A retenir notamment :

-          Transports : aides d’Etat dans le secteur ferroviaire ;

-          Entreprises : actions sur des marchés porteurs ; aides aux PME ;

-          Environnement : pollutions industrielles ; qualité de l’air ; directives « nitrates » ;

-          Energie : énergies renouvelables ; efficacité énergétique ; système ETS ;

-          Recherche : projets ERA-NET Plus ;

-          Société de l’information : contenus en ligne ; étiquettes intelligentes ;

-          Emploi et affaires sociales : priorités sociales de la présidence slovène ;

-          Budget : réexamen du budget européen ; compétences du Parlement européen ;

-          Institutions : rencontre présidence slovène - Commission ; dossiers institutionnels du 1er semestre ;

-          Elargissement : UE - Serbie ; UE - Croatie ; UE - Turquie ;  

-          Politique de développement : aide à la Birmanie  ;

-          Relations extérieures : UE - Méditerranée ; UE - Russie.

Les autres  rubriques :

-          Consultations ;

-          Décisions de la Commission et du Conseil ;

-          Conférences ;

-          Agenda.

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