08.08.2007
N'oubliez pas.
Nous vivons une période formidable. Avec le nouveau Président de la République , nous n'avons plus besoin de premier ministre, ni de ministres ordinaires, il s'occupe de tout lui même. Quand il est trop occupé, il envoie son épouse.
Après avoir réglé les conflits entre les chefs de chapelle du PS en donnant des hochets à ceux qui pouvaient faire de l'ombre à Mme Royal, le voilà qui remplace les partenaires sociaux à lui seul.
L'annonce faite de l'instauration d'une franchise sur le remboursement des soins pour financer des lieux d'accueil pour les malades atteints de la maladie d'Alzheimer et la recherche sur le cancer est une imposture.
1) Si une franchise doit être instaurée sur les remboursements, c'est aux partenaires sociaux élus au Conseil d'Administration de la Sécurité Sociale de le faire. Ce n'est en aucun cas une décision qui relève des attributions du Président de la République. Pas plus que les augmentations tarifaires généreusement accordées en période préélectorale.
2) Si l'on doit financer la recherche médicale, ce n'est pas à la Sécurité Sociale de le faire, c'est à l'Etat. Ou alors cette franchise est un nouvel impôt basé sur la maladie - c'est une assiette particulière, mais pourquoi pas!
3) Les lieux d'accueil médicalisé doivent être financés par l'Etat par les Agences Régionales d'Hospitalisation ou les collectivités. Seul le fonctionnement des établissements, si ce sont des établissements de soins, relèvent de la Sécurité Sociale.
4) Si la maladie d'Alzheimer est un drame pour les proches des malades, n'est-il pas aussi dramatique de voir d'autres maladies ignorées des pouvoirs publics. Que faisons nous pour la prise en charge de la Sclérose en Plaque, de la Maladie de Charcot qui frappe de plus en plus de personnes et de plus en plus jeunes. Est-il admissible que le chef de l'Etat privilégie ainsi une catégorie de malade alors que beaucoup d'autres ne trouvent pas de réponse adaptée à leur pathologie et aux problèmes sociaux et familiaux qu'elle génère?
Jouant sur les angoisses devant des maladies terribles, M. Sarkozy instaure une franchise sur les soins médicaux qui très vite ne servira plus qu'à combler le déficit des comptes sociaux. Alors que le parlement vient d'adopter son "paquet fiscal" qui fait surtout des cadeaux à ses amis les très riches, le Président de la République instaure un nouvel impôts qui frappera surtout les plus modestes.
Bernard Pesquet
14:04 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, politique sarkosiste, ahzheimer, financement recherche médicale



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