11.07.2007

A26...suite!

A 26 – l’Auxerrois n’a rien à y gagner.

 

            Que pourrait apporter l’A 26 à Auxerre ? Tous les élus locaux et nationaux sans parler de leurs adversaires la réclame.

 

            L’exemple le plus criant de l’inefficacité d’une autoroute sur le développement local, c’est la zone industrielle de Monéteau. Située juste au carrefour de la N 6 et de l’A6, elle devait se remplir d’entreprises toutes plus porteuses d’emplois les unes que les autres. 10 ans plus tard, elle n’est qu’à moitié pleine, mais pas d’entreprises nouvelles, d’entreprises délocalisées des communes voisines. Halle au Vêtements – Chaussures – Maison, N.L.U. entreprises piquées à la voisine Appoigny ; Upsilon piqué à Auxerre, Alabeurthe piqué à Chablis, une cartonnerie développée aux dépens de Seignelay. On parle de la venue de l’imprimerie de l’Yonne Républicaine qui déménagerait d’Auxerre, d’un centre d’expédition du courrier de la Poste qui compenserait la disparition progressive de Migennes. Les entreprises nouvelles, on les cherche, en dehors des chaines hôtelières. Cela n’empêche pas Appoigny d’aménager une zone d’activité aux Bries (au détriment des zones de reproduction des batraciens).

 

            Cette zone de Moneteau d’industrielle devient de plus en plus une zone commerciale au détriment du commerce Auxerrois : on rempli avec ce que l’on peut. Le maire a même voulu à plusieurs reprises favoriser l’installation d’un complexe cinématographique pour achever le dernier cinéma d’Auxerre.

 

            Par ailleurs, nombreux sont les auxerrois(es) qui vont faire leurs emplettes a Troyes, particulièrement en période de soldes. Mais il n’y a pas que les chiffons. Entre une ville comme Auxerre qui peine à atteindre 40 000 habitants et l’agglomération de Troyes et ses 120 000 habitants, il est évident que le dynamisme n’est pas le même tant du point de vue culturel que des formations supérieures. Alors si l’on passe d’un trajet d’une heure vingt à une demi-heure, il faut s’attendre à des embouteillages, mais toujours dans le même sens, au détriment d’Auxerre.

           

            Enfin, si l’on regarde le trafic routier sur le trajet supposé de l’A26, on constate que si le trafic entre Troyes et Auxerre peut présenter une possible rentabilité pour un concessionnaire, il n’en va pas de même pour Auxerre – Bourges, loin de là. En toute logique, si cette autoroute voit le jour ce ne sera que sur le premier tronçon. S’il y a un aspect aspiratif du trafic, cela va ramener de la circulation sur Auxerre qui sera engorgée par un apport de circulation sans autre débouché que la route de Clamecy.

 

L’A26 pour l’auxerrois, ce sera moins de commerces et plus de bagnoles.

 

 

 

Bernard Pesquet

 

 

Ecrire un commentaire