11.04.2007
Pirates
Le débat sur les téléchargements pirates ne cesse de revenir à la surface. Cela prouve que malgré une loi votée (avec de nombreux rebondissements), le sujet n’est pas clos.
Certes la copie se fait depuis longtemps, cela a fait les beaux jours de la vente de cassettes audio. Parfois même, avant les appareils doubles cassettes, on se connectait à un transistor pour enregistrer ses chansons préférées.
Tout cela n’est rien et ne mérite pas autant de débat.
Par contre c’est un autre problème pour la musique classique. Une œuvre déjà enregistrée une bonne vingtaine de fois peut-elle être à nouveau enregistrée et commercialisée ? Si des versions antérieures sont téléchargeables gratuitement, les nouveaux enregistrements se vendront très peu et cela tue une part de l’activité des musiciens classiques.
De même pour le cinéma : l’équilibre financier d’un film comprend non seulement les entrées, mais aussi la vente de DVD. S’il y a un piratage important et précoce, cela compromet l’opération.
Paradoxalement, c’est sur la variété que se sont concentrées les attaques des professionnels. C’est pourtant dans ce domaine que se réalise le plus grand nombre de ventes, ce qui minimise les pertes liées au piratage. Mais peut être que derrière cette volonté de faire du téléchargement payant se profilait un autre désir : dématérialiser la vente de la musique pour contourner les distributeurs et revendeurs. Nous découvrirons bientôt que ces grandes compagnies éditrices continuent à engranger des bénéfices, alors que les disquaires seront tous morts.
Nous autres écologistes, pourrions nous réjouir de l’économie de boites plastiques et de CD. Mais hélas la conscience collective passe par la culture et elle ne peut progresser sans diffuseurs de proximité.
Aujourd’hui les disquaires, demain les libraires, il n’y aura plus que la télé.
B.P.
15:40 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Piratages, musique, copie



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